A ma sauce…
Que serait l’œuvre de Depeche Mode sans leur tube majeur, Enjoy The Silence ? Le titre légendaire, sorti en janvier 1990, est le deuxième single extrait du septième album du groupe, Violator, à avoir été dévoilé. L’un des morceaux les plus connus du groupe britannique d’abord, mais également l’un des plus beaux. Écrite par Martin L. Gore, cette musique mélancolique allie une ritournelle au synthé, à une mélodie à la guitare, le tout agrémenté de la voix de Dave Gahan, et de chœurs. L’ensemble forme un titre envoûtant, qui reste encore aujourd’hui l’un des tubes les plus indémodables de Depeche Mode.

En 1991, Enjoy The Silence est même couronné du titre de Meilleur single britannique aux Brit Awards. Ce morceau, et tout l’album ensuite, marque le début de la consécration internationale pour Depeche Mode…

Le single culte est aussi le seul titre du groupe à s’être hissé au Top 10 des charts américaines — une première et un exploit non réitéré depuis — et l’album, Violator, se vendra à plus de 10 millions d’exemplaires dans le monde.
Si Enjoy The Silence est l’un des titres les plus populaires de Depeche Mode, ses paroles suscitent quelques interrogations. Plusieurs interprétations sont possibles, dont deux particulièrement, celle d’une métaphore sur l’amour et l’évasion, l’autre sur la drogue, qui pourrait aussi, selon le texte, être un moyen de s’évader.

La première hypothèse sur les paroles d’Enjoy The Silence concerne une «little girl». Dans un monde où «les mots comme violence, rompent le silence et viennent s’écraser dans mon petit monde», comme le chante Dave Gahan, le besoin de s’échapper avec cette «little girl». Un texte qui parle d’amour et de passion, dans lequel il serait question de deux personnes qui s’aiment et qui désirent se retrouver seuls, au calme.

La deuxième interprétation est plus sombre. Car le début des années 1990 est marqué par l’addiction de Dave à l’héroïne. En 1991, un an après la sortie du single Enjoy The Silence, le chanteur de Depeche Mode divorce. Une période trouble, entre crises d’ego et accès de violence, pendant laquelle Dave se renferme sur lui-même, poussant le groupe au bord de l’implosion.
Enjoy The Silence traduirait cette addiction à la drogue. D’où le refrain, «tout ce que j’ai toujours voulu, tout ce dont j’ai toujours eu besoin, est là dans mes bras», qui pourrait être une allusion à l’héroïne, injectée en intra-veineuse, toujours dans la même optique d’évasion. Dans le second couplet, Dave Gahan parle de «sentiments intenses», de «plaisirs qui restent, tout comme la peine», qui peut aussi faire allusion à la drogue, qui rend «les mots insignifiants et sans intérêts».
Enjoy……………………………………..the silence ♪♫ !

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